Bonjour Grand-Maman. Je me suis enfin décidé. Je retourne à la maison. Je pourrais rester ici très facilement. Chaque journée apporte sa part de nouveauté. De nouveaux voyageurs arrivent, d'autres partent. C'est maintenant mon tour. J'ai jonglé avec l'idée pendant quelques temps en étudiant les possibilités. J'avais l'option de changer mon billet d'avion mais je me suis retenu.
Non, ce n'est pas le froid et la neige du Québec qui me ramènent à la maison. Mon unique intention est de changer de plage. La vie à la plage est définitivement faite pour moi mais le coût de la vie ici ressemble à celui du Canada. Je dois donc payer mon paradis au plein prix. J'ai donc décidé de ne pas attendre et de regarder du côté de la Thaïlande où les plages sont merveilleuses. Voici ce qui rend mon retour moins déchirant.
Il me reste donc deux jours à Punta Del Diablo. Il y a précisément deux mois, j'arrivais devant le Diablo Tranquilo avec Popo. Depuis, je me suis fait beaucoup d'amis d'ici et de partout à travers le monde. Je repars avec de bons souvenirs et de bons contacts.
Je prendrai donc l'autobus jeudi pour Punta Del Este, le Miami de l'Uruguay, où je dormirai deux nuits. Un autobus m'amènera jusqu'à Montevideo où je passerai la journée avec les amies coréennes qui m'avaient hébergé lors de mon passage. En soirée, le traversier me ramènera à Buenos Aires où je passerai deux nuits chez Alexandra, la même qui m'avait reçu au début de mon voyage. Je serai donc prêt pour prendre l'avion et retourner vers le froid.
Alors voilà. Depuis deux mois que je répète la même journée en l'améliorant à chaque fois. Cette journée est rendu parfaite maintenant. J'ai bien profité de chacun des moments. J'ai appris que lorsqu'une aventure se termine, une autre commence. Il ne te reste qu'à souhaiter que je me rende jusqu'à la plage en Thaïlande pour y découvrir une deuxième journée.
Je t'embrasse, je t'aime fort et je te vois bientôt. Bonne fin de voyage!
mardi 21 janvier 2014
samedi 7 décembre 2013
19. Punta Del Diablo
LE MATIN
C'est le matin à Punta Del Diablo. Le soleil se lève, moi je dors. Vers 10h30, j'ouvre les yeux. Si j'attends jusqu'à 11h, je manque le déjeuner. Je suis maintenant assis dans mon lit, Popo est rendu à côté de la porte. Il me regarde. Je me lève, je mets mes shorts, mes lunettes et j'ouvre la porte. Dehors c'est le soleil.
Je sors de ma petite cabane et j'entre à l'hostel. Devant moi, un grand salon, la réception sur le mur du fond, un corridor qui mène aux dortoirs, la salle de bain avec les douches puis l'escalier pour monter en haut. Le déjeuner est servi sur la mezzanine. Je monte.
LE DÉJEUNER
Il y a un panier avec une miche de pain coupée en tranche. Je prends 3 grandes tranches. À côté, il y a un pot avec du beurre, un autre avec de la marmelade au fruit et un autre avec du dulce de leche. Le dulce de leche est comme un caramel fait à base de lait. C'est très sucré, plus blanc que le caramel et assez consistant pour pouvoir en mettre épais. J'en mets sur les trois tranches.
Juste à côté, un gros thermos de café chaud. Je prends une tasse et la rempli de café. Je prend une petite cuillère juste à côté et je mets 4 sucres dans mon café. À côté, un thermos de lait froid. J'en verse dans mon café. La tasse est pleine.
À côté du thermos de lait, il y a le thermos de jus d'orange. Je m'en verse une pleine tasse, je bois la tasse et m'en verse une deuxième. Ce verre de jus fait du bien. Il est froid et frais. Je pose cette deuxième tasse à côté de ma tasse de café dans le milieu de mon assiette. J'avais placé mes trois pains sur les côtés. Il me reste un espace pour les fruit. Le plateau de fruit contient des bananes coupées en deux, des pommes et des oranges coupées en quatre. Je prend deux demies bananes et un morceau d'orange.
SUR LA TERRASSE
Je reste à l'étage et je sors sur la terrasse à côté de la cuisinette. Il y a une grande table à l'ombre et une petite table au soleil. Je dépose mon assiette sur la petite table et prends le banc face au soleil. À ce moment je peux respirer. L'heure du déjeuner est passée mais j'ai tout ce que j'ai besoin dans mon assiette. Je mange lentement en terminant par la banane et le café. Je garde une bouchée de banane que je donne à Popo qui prend du soleil juste en bas. Il aime bien les bananes.
Je termine de manger, je lave mon assiette et mes tasses, je les place pour sécher et je descend fumer une cigarette avec Popo. Il y a des gens qui se lèvent de leur nuit, d'autres qui se lèvent de leur sieste. Certains reviennent de leur cours de surf du matin, d'autres enfilent leur wetsuit pour le cours de l'après le diner. Le prof de surf passe les chercher et quittent pour la plage.
LES VOYAGEURS
Deux personnes arrivent avec chacun un gros sac-à-dos. Ils viennent de débarquer de l'autobus au centre de Punta Del Diablo. Ils arrivent de Montevideo ou de Cabo Pologno, de Valisas ou d'une autre plage. Certains arrivent du Brésil. Punta Del Diablo est le premier village après la frontière brésilienne. Certains viennent passer l'été, d'autres font le tour de l'Amérique du Sud et resteront deux ou trois nuits, le temps de raconter leurs histoires, d'en écouter d'autres et de planifier la suite. Trois ou quatre voyagent sur le pouce, la majorité en autobus. J'ai entendu l'histoire du gars qui a traversé l'Amérique du Sud de haut en bas en huit jours sur le pouce. Il avoue lui-même avoir été très chanceux. Il doit le mériter.
Ici on entend beaucoup d'anglais. Il n'y a que très peu d'américains mais l'anglais est habituellement la langue commune. Pour parler avec les allemands il faut parler anglais. Pour parler avec les italiens, c'est aussi l'anglais. Avec les suédois, c'est l'anglais et je me suis même retrouvé à parler anglais avec un Français.
LES AMIS
Je suis ici depuis un peu plus d'une semaine et j'ai vu beaucoup de gens arriver et partir. J'ai eu le temps de créer de bons contacts avec certaine personnes. Il y a Catherine qui m'attends à Berlin et Gonzalo à Buenos Aires. Deux belles opportunités. Je compare l'expérience avec un après-midi sur une terrasse sur St-Denis. On prend une table, on commande des verres et on boit tranquillement en regardant le monde passer. On fait pas grand chose mais il y a toujours quelque chose qui se passe.
Ici, au lieu de passer l'après-midi, on y passe une semaine, ou deux... ou trois et on regarde le monde passer. J'ai le temps d'entendre les histoires et de me les imaginer. J'étais content de pouvoir partager mon expérience de l'Ecuador avec un gars qui s'en allait par là bas. Plein de belles énergies et de bien belles soirées.
LA PROMENADE
C'est le début de l'après-midi. Le soleil est bien haut et bien chaud. Il y a aussi le vent. C'est le vent du large. Il est fort et il est froid. Je marche deux coins de rues et j'arrive à la plage. Popo est très content. Il aime beaucoup la plage. Il descend dans le sable le premier et se lance à la recherche d'un morceau de bois que je pourrais lui lancer. Il n'en trouve pas.
Le sable est blanc. À marée basse, la plage est très large. Avec un gros soleil, le sable est très chaud, il faut marcher rapidement jusqu'au sable mouillé si on a pas nos souliers. Je mets mes souliers pour aller à la plage. L'eau est très froide, je ne me baigne pas. Oui, je me suis trempé les pieds mais pas plus. Les souliers deviennent pratique lorsqu'on arrive aux roches. À certains endroits, de grosses roches rondes séparent la plage en deux. Ces roches ont été sculptées par l'eau et sont composées de petits coquillages collés les uns sur les autres. Il est donc très difficile d'y marcher nu pied. Vive les souliers.
LE RETOUR
Popo trouve finalement une branche de bois qu'il m'apporte. Je lui lance son bâton, Popo est heureux. On revient tranquillement vers l'hostal. On repasse devant les bateaux, on saute sur les roches, on traverse la plage des surfers, on arrive au kiosque abandonné, on prend le petit chemin de bois qui nous amène aux escaliers, on descend la rue, on tourne à gauche, on fait un coin, on tourne à droite et nous voilà rendu à la maison. L'heure de la sieste a sonnée, allons tous nous coucher! Je prends un hamac et me repose de ma promenade.
LA NOURRITURE
Même si le déjeuner est pas trop loin, ce soir, j'aurai faim. Il me reste du fromage et du jambon. Je dois acheter des oeufs et un oignon. Peut-être un lait au chocolat pour passer l'après-midi et un jus de fruit pour la santé. Le petit épicier sur le coin vient de fermer. Leur permis de viande était passé date et quelqu'un a envoyé un inspecteur.
J'avais déjà formé un lien avec la dame au comptoir. Elle était devenu mon kiosque d'information touristique, mon bureau de change pour changer mon argent et bien entendu, ma gérante d'épicerie. C'était bien pratique et c'était juste au coin. Mais je n'aurais pas acheté leur viande. C'était du congelé et il n'y avait pas de date sur les saucisse. Mais le comptoir de charcuterie était bien correct. J'y achetais mon bacon, mon jambon, mon fromage et mon pain. Mais bon, le vrai supermarché a beau être beaucoup plus loin, c'est pas comme si j'avais l'après-midi pleine de rendez-vous.
VERS LE SUPERMERCADO
Je pars donc avec Popo. Au coin, je tourne à gauche, vers la plage. Popo retrouve son sable. Il se lance en bas de la dune vers le sable mouillé. Il s'arrête, me regarde et attend mon signal. Je lui fais un signe de la main et il part en courant, traçant de grands cercles. C'est bien, c'est même très bien. J'aime beaucoup la plage.
Nous marchons vers le centre de Punta Del Diablo. Rien n'est très loin. Tout est au plus à cinq coins de rue. Toujours sur la plage, nous devons traverser les grosses roches rondes. Popo fait de grands sauts pour passer de roche en roche. Il n'en a pas manqué une. Moi non-plus.
De l'autre côté des roches, il y a les bateaux. Ces bateaux partent le matin et reviennent avec le poisson. Il y a deux poissonneries juste en face de la plage des pêcheurs. En regardant le ciel, il est facile de savoir si les bateaux sont arrivés. Si la pêche a été bonne, le ciel est rempli d'oiseaux. On dirait des mouettes ou des goélands.
LOS PESCADORES
Après les roches, c'est la plage des pescadores (les pêcheurs) qu'on reconnait facilement à cause des bateaux qui sont montés sur le sable. Un peu plus loin il y a l'allée des marchands. De petits kiosques en bois, quatre rangées de quatre. J'y ai vu des bracelets, des colliers et d'autres bracelets. Je crois qu'il y a aussi à manger mais en basse saison, peu de kiosques sont loués. On passe tout droit et on prend la rue.
Les poissonneries étant derrière nous, nous arrivons dans le coin des restaurants. Downtown Punta Del Diablo. C'est pas bien grand. Je pense qu'il y a plus d'action à Mont-Rolland. Ça monte un peu et ça tourne. À gauche, une crèmerie. À droite, un bar en train d'être rénové. On dit de ce bar qu'il appartient à des étrangers qui ne savent pas s'en occuper. Je ne pourrai pas t'en dire plus, je t'en reparle si je décide d'y aller.
LES CHIENS
Après le bar, une caravane avec un chien attaché. Chaque fois que je passe avec Popo, ce pauvre petit chien s'élance en jappant comme si sa chaîne n'avait pas de fin. Par chance pour Popo, la chaîne n'est pas trop longue. Les seuls chiens qui nous jappent après sont les chiens attachés. La majorité des chiens sont errants, mais les chiens attachés sont tellement jaloux qu'ils virent fou. Pauvre pauvre pauvre Popo.
LA PAUSE
Nous voilà rendu à l'épicerie et comme j'avais pressenti la grosse porte était fermée. L'épicerie ferme en après-midi et ouvre ses portes autour de 16h30. Je me trouve un coin à l'ombre et j'arrête le temps pour 30 minutes. Je suis pas seul. Autour de moi, une dizaine de personnes attendent à droite ou à gauche. Certains attendent pour l'épicerie, d'autres attendent tout simplement.
Pendant que j'attends, un autobus arrête devant l'arrêt d'autobus et 4 personnes en débarquent. Trois filles et un gars. ils ramassent chacun gros sac à dos du côté de l'autobus, parlent en peu entre eux et se dirigent tranquillement vers la rue qui mène à la plage. Ils disparaitront l'autre bord du tournant.
L'ÉPICERIE
Popo se promène à gauche et à droite. Il va sentir les autres chiens et contourne les passant. Les portes de l'épicerie ouvrent, il est quatre heures et demie. J'entre, Popo m'attend devant.
Il y a le comptoir de viande au fond à gauche, au fond à droite c'est le comptoir de fromage, de charcuterie et de pain. Tout ça donne faim. J'achète ce que j'ai besoin et retourne à l'hostel.
LA TERRASSE
De la terrasse, on entend les vagues. C'est la journée avant la pluie. Cinq chevaux arrivent. Cinq personnes descendent des chevaux. Ils sourient. La promenade semble avoir été agréable. Les chevaux en profitent pour faire le gazon. Un chat traverse la rue.
Il y a de la brume ce soir mais moins que hier. C'était joli hier, avec la brume. Je suis assis sur la terrasse de l'hostel, là où il y a la cuisinette. Aujourd'hui ce sera des pâtes. Je fais la sauce avec les restant des fruits de mer d'hier. Nous avons bien mangé hier.
LA SIESTE
Ici, la nuit tombe à 9h30. Ça fait du bien. À Buenos Aires, la nuit ne tombe qu'aux petites heures du matin. Par chance, il y a la sieste. Et la sieste ici, elle est bonne. Avec la porte ouverte qui fait rentrer le vent frais, ou dans le hamac, si le hamac était moins loin.
LA SOIRÉE
Il fait frais. Il est 20h. Je tente de faire bouillir l'eau pour les pâtes. L'eau boue, on ajoute des tomates dans la sauce. J'ai faim. Je mange. C'est très bon. Il est minuit. Le temps passe très vite tellement tout va lentement. Je vais rester prendre une bière sur la terrasse et écouter les histoires de ce soir. À chaque soir, son histoire.
C'est à ça que ressemblent mes journées. Un jour, je découvre une nouvelle plage. Un autre, je fais mon ménage. Hier j'ai travaillé. Il me reste un peu moins qu'une semaine avant de m'en aller. Je m'imagine facilement en train de rester ici. Mais bon, un jour à la fois. Pour cette fois-ci, je vais me contenter d'une bonne nuit car demain sera une autre belle journée. Alors, bonne nuit Grand-Maman.
samedi 23 novembre 2013
18. Surprise Couchsurfing
Durant la dernière semaine, de Montevideo, j'ai parlé avec un gars qui reste en Uruguay. Il m'offrait de m'héberger si le timing était bon. Il devait bouger entre Piriapolis, là où il habite, et d'autres villes où il doit travailler. Il projetait aussi d'aller faire un tour à Punta Del Diablo si le temps le lui permettait. C'est lui qui m'a parlé de l'autobus Summerbus et m'a parlé des différents endroits intéressant à voir.
Sur la terrasse de l'hostal, j'ai parlé un bon bout de la soirée avec un gars qui était arrivé la veille, la même journée que moi. Durant la soirée, j'ai mentionné que je voyageais avec mon chien. Il m'a dit qu'il trouvait ça très amusant parce qu'il avait parlé toute la semaine avec un gars sur Couchsurfing qui voyageait aussi avec son chien. Je trouva intéressant qu'une autre personne que moi voyageait aussi avec son chien. Il m'a dit que le chien du gars avait un drôle de nom. Il s'appelait "Popo". Quelle ne fut pas ma surprise! Nous avons bien ri quand nous avons réalisé que nous nous connaissions. Avoir voulu organiser une rencontre aurait pu être très compliqué. Mais voilà. Quelle surprise.
17. Le jeu des noms
Je suis donc bien installé. J'ai rencontré Pablito, Paulo, Natcha, Tyson, Catherine, Guillermo, Stéphanie et Harry. Je me rappelle de tous ces noms parce qu'on a joué à un jeu autour de la table qui nous a bien fait rire mais surtout qui nous a forcé à apprendre les noms de nous nouveaux amis.
Un par un, nous nous sommes nommés en ajoutant un truc pour se rappeler de notre nom. J'étais Mathieu et j'avais écrit la bible. Natcha était un Nachos, Tyson était le boxeur Mike Tyson et ainsi de suite. On devait nommer une personne de son choix en pointant une deuxième en regardant une troisième. Beaucoup de rire.
Un par un, nous nous sommes nommés en ajoutant un truc pour se rappeler de notre nom. J'étais Mathieu et j'avais écrit la bible. Natcha était un Nachos, Tyson était le boxeur Mike Tyson et ainsi de suite. On devait nommer une personne de son choix en pointant une deuxième en regardant une troisième. Beaucoup de rire.
16. La fée du logis
J'avais laissé mon sac au dépanneur du coin un peu plus tôt pour pouvoir chercher un hostal sans tout traîner. En partant pour le chercher, le propriétaire m'interpelle et m'offre une autre solution. Un des dortoir est laissé à l'abandon et sert de cabanon pour ranger les vieux matelas, les ventilateurs brisés et les serviettes souillées. Cette pièce avait été retirée du système mais que si la propreté des lieux ne me dérangeait pas, je pouvais l'occuper avec Popo. Il me chargerait le même prix normal d'un lit de dortoir. Après avoir rapidement tenté de trouver l'anguille sous la roche, j'accepta volontiers son offre en espérant qu'il ne change pas d'idée.
Il voyait un local sal, en désordre, avec des matelas déchirés, un plancher taché et une famille de grenouille comme colocs. M'avertissant qu'il devait me charger le prix normal d'un dortoir même dans ces conditions, je pu lui dire que je comprenais et que j'acceptais. La clé en main, rendu dans ma chambre, j'avais un grand sourire en coin. Voilà comment je voyais la situation. Parce que j'avais un chien, il m'offrait une chambre privée dans une petite maisonnette avec une jolie fenêtre. Je pouvais l'aménager comme je voulais, y installer Popo sans problèmes et ne payer que le prix du lit le moins cher. Encore une fois, mon étoile brillait pour moi.
J'ai empilé les 4 matelas les plus vieux sur un des deux lits du haut. J'ai passé un bon coup de balai sur le plancher, remplis un petit sac à poubelle et nettoyé la petite table. J'ai sorti une des deux chaises à l'extérieur à côté de ma porte. J'ai pris les vitres entreposées dans le coin et les ai installées sur les bases de lit en haut et en bas. J'avais donc de belles surfaces de verre un peu partout pour y déposer mes choses. Le matelas le moins vieux était quand même très humide. Il y avait de grandes boîtes de carton pliées posées sur le mur. Je les coucha donc sur le lit avant d'y mettre les draps. Ça me faisait un lit un peu cartonné mais ça coupait toute l'humidité. Comme on dit ici: "Génial!".
Je suis allé acheter des bâtons d'encens au petit magasin et je les ai fait brûler avec la porte ouverte pour rafraîchir la pièce. Après m'être bien installé, j'ai réalisé que je devais rester discret pour ne pas leur faire réaliser que je me retrouvais avec la plus belle chambre privée et que je ne payais presque rien. Merci Popo. Sans toi, je me serait retrouvé dans une chambre partagée avec quatre autres personne que je ne connaissais pas et ce, pour le même prix. Basta!
15. El Diablo Tranquilo
En arrivant au village, je demande à Victoria de me suggérer un hostal. Elle me parle du Diablo Tranquilo et d'un autre. Elle me précise qu'il y a plein d'anglophone au Diablo Tranquilo et que le propriétaire est un étranger. Le deuxième est tenu par des gens de la place et que je risque d'entendre parler beaucoup plus espagnol si je me rend à ce dernier. Je choisis donc la voie difficile et me rend à l'hostal espagnol. En cherchant la réception, un homme m'accueille et s'empresse de me dire que je ne peux pas entrer avec Popo. Je lui demande si il y a une solution et il me dit que non. Je m'excuse donc et part à la recherche d'un autre hostal avec mes sacs et mon chien.
Je me dirige donc vers la plage et croise 3 gars qui revenaient de surfer. Je leur demande si ils connaissent un hostal et m'invitent à les suivre vers celui où ils logent. Je ne peux pas vraiment refuser.
Leur hostal est tout près, je réalise qu'il s'agit du Diablo Tranquilo. J'en suis enchanté. Je me rends à la réception et m'informe sur les chambres. On m'indique tristement qu'il n'y a pas de chambre dans laquelle Popo peut entrer. Je lui demande si je peux dormir à l'extérieur dans un hamac. Il me dit que ce serait une solution. Il allait me charger le prix d'un lit dans une chambre partagée et que je pourrai prendre les draps et les apporter au hamac. Cette solution m'enchante. Tant que j'avais une place pour dormir ce soir là, je pouvais toujours prendre le journée de demain pour me trouver un autre toit.
Leur hostal est tout près, je réalise qu'il s'agit du Diablo Tranquilo. J'en suis enchanté. Je me rends à la réception et m'informe sur les chambres. On m'indique tristement qu'il n'y a pas de chambre dans laquelle Popo peut entrer. Je lui demande si je peux dormir à l'extérieur dans un hamac. Il me dit que ce serait une solution. Il allait me charger le prix d'un lit dans une chambre partagée et que je pourrai prendre les draps et les apporter au hamac. Cette solution m'enchante. Tant que j'avais une place pour dormir ce soir là, je pouvais toujours prendre le journée de demain pour me trouver un autre toit.
14. Punta Del Diablo
J'avais vu quelques photos de la place. À première vue, ça me semblait un village très joli. Les maisons étaient de toutes les couleurs, les petits jardins bien aménagés, partout de grandes fenêtres pour regarder la mer, des rues en sable compacté, des chemins, des sentiers et beaucoup de végétation.
Punta Del Diablo possède 835 habitants. Ici, il n'y a pas de MacDonald ni de Cosco. Il y a une petite épicerie, un minuscule centre commercial que je n'ai pas encore vu, quelques resto ouverts en haute saison et aucun guichet automatique. L'endroit le plus proche pour aller chercher de l'argent est Chui, la ville frontière avec le Brésil. L'endroit est donc très calme, très propre, idéal pour les vacances.
On m'a rapidement expliqué que tout changeait en Janvier. Les Brésiliens et les Argentins débarquaient par millier et envahissaient tout ce qui pouvait se faire envahir. Les prix étaient multipliés par trois et les heures de sommeil divisées par trois. J'ai des images de Mancora, au Péru, là où j'ai passé le nouvel an, lorsque les vacanciers débarquent et que les rues se remplissent. Je m'imagine Punta Del Diablo se transformer et je suis bien heureux d'avoir connu la place avant que la folie débarque.
13. Summerbus
Un ami de Couchsurfing m'a suggéré d'utiliser les services d'un système d'autobus qui se nomme Summerbus. Cette petite entreprise de Punta Del Este a acheté un petit autobus tout neuf et transporte les voyageurs de ville en ville à travers l'Uruguay. Le service est plus cher mais beaucoup plus personnalisé. L'autobus vient te chercher à ton hostel et te débarque à l'hostel de ton choix dans la ville de ton choix. Ça simplifie beaucoup de choses. De plus, l'option "Hop-On Hop-Off" te permet d'utiliser ton billet autant de fois que tu veux, tant que tu ne reviens pas dans la même ville. Le billet se termine quand tu reviens à ton point de départ. Tu avises 24h avant et tu embarques dans l'autobus à une heure donnée. Très intéressant, j'embarque. Pour 95$, tous mes déplacements sont réglés. Je m'inscris donc sur internet, je communique avec Victoria et mon siège est réservé.
Nous sommes jeudi matin. L'autobus passe à 11h30. Il est recommandé d'arriver 15 minutes à l'avance. Vu que je ne suis pas dans un hostel, je me rends à l'hostel indiqué par Victoria. À quelques coins d'où je suis, je fais le trajet à pied avec mes sacs. Arrivé à la porte, une fille à la réception m'ouvre la porte. Son visage change lorsqu'elle voit Popo. Elle devient tout embêtée en pensant que j'avais une réservation. Je la rassure. J'étais prêt, devant la porte, assis sur mon gros sac, à attendre l'autobus, avec Popo dans son sac-à-dos. Je n'étais pas trop embêté pour Popo. Je n'avais pas fermé son nouveau toit. Summerbus se voulait comme un ami. Mon ami serait content de faire un lift à Popo.
Il est 11h36. Une petite voiture s'arrête devant la porte de l'hostel. La conductrice sort de l'auto et entre dans l'hostel. Je vois le logo se Summerbus sur le côté de la voiture. Je me demande si tout est normal. La fille ressort de l'hostal. Je lui dis que je suis Mathieu et elle me dit: "Bonjour! Je suis Victoria. Bienvenue chez Summerbus." Elle ouvre la valise de sa voiture et y met mes sacs et m'invite à embarquer dans la voiture. La situation m'enchante mais je ne la comprends pas encore. Ce n'est qu'assis dans la voiture qu'elle voit la tête de Popo sortir du sac. "Mais comme il est joli!", Dit-elle. Popo venait de se faire une nouvelle amie.
Je lui demande donc où est l'autobus. Elle m'explique que l'autobus est plein et que nous allons donc nous rendre à Punta Del Diablo en voiture. Nous embarquerons une fille à Punta Del Este et la débarquerons 15 minutes plus tard. Le voyage dure 5 heures. Je me retrouve donc assis à l'avant d'une voiture avec Victoria qui m'emmène à la plage et avec Popo qui a toute la banquette arrière juste pour lui. Jamais je n'aurais pensé monter dans une voiture avec chauffeur privé. Encore une fois, mon étoile a bien brillé.
12. Vamos a la playa
Bien que Montevideo soit sur le bord de l'eau, ce n'est pas tout à fait la mer. L'eau qui y coule est celle de la rivière qui sépare l'Argentine de l'Uruguay. Elle est donc plus froide, moins claire et il y a moins de vague. Montevideo n'a pas l'ambiance des petits villages où ça sent le poisson et la planche de surf. Je dois donc quitter la ville. Si je me dirige vers le sud-ouest, je rencontre Colonia qui est un petit village tranquille connu pour son histoire et son architecture. Mais c'est de l'autre côté que se trouve l'océan Atlantique, c'est de ce côté que je veux aller.
La côte est remplie de petits villages où il fait bon (à ce qu'on me dit) de ne rien faire. Il y a la ville de Punta Del Este qui est comme le Miami ou le Monaco de l'Amérique du sud. À la haute saison (Janvier) tous les riches, les vedettes et les vendeurs de condos se rendent à Punta Del Este pour faire la belle vie. On m'a dit que c'était le secret bien garder des brésiliens. Les gros yacht s'installent dans la marina, les femmes de ménage préparent les condos et le casino change ses jeux de cartes. C'est un bon exemple d'une ville qui fait son chiffre d'affaire de l'année sur une très courte période.
Il y a aussi Cabo Polonio, petit village sur le bord de la plage où il n'y a pas d'électricité ni de signal sur le cellulaire. La nuit, le village n'est éclairé que par la lune et les étoiles. On dit que Cabo Colonio est sur une autre planète. J'ai bien hâte de voir ça. Comme je veux tout voir, je me dirigerai donc vers le dernier village avant la frontière du Brésil puis je reviendrai tranquillement en passant de plage en plage.
Le dernier village avant la frontière du Brésil se nomme Punta Del Diablo et est connu pour la qualité de ses vagues ce qui donne du très bon surf. Pour me rendre à Punta Del Diablo, je dois emprunter un bus. L'option de faire du pouce m'est passé par la tête. Je me suis informé et la critique est unanime. Il est tout à fait sécuritaire de faire du pouce en Uruguay. Le problème est qu'il ne passe que très peu de voitures. Le risque est donc de passer la nuit avec le pouce en l'air. Voilà pourquoi j'ai choisi l'option autobus.
Le problème qui survient habituellement avec l'autobus est la présence de Popo. J'ai donc trouvé quelqu'un à Montevideo qui a été capable de modifier le sac dans lequel je traîne Popo. Il a ajouté des côtés avec un matériel qui permet à Popo, de l'intérieur du sac, de respirer, de voir et aussi d'être caché. Le résultat semble bien marcher.
11. Chivito Canadienne
Chaque pays ont leur mets favoris. Au Canada, il y a le Pâté Chinois qui ne contient pas de pâté et encore moins de chinois. En Uruguay il y a le Chivito Canadien. Chivito en français veut dire "petite chèvre", donc "chevrette canadienne" mais à ma grande surprise, le chivito ne contient aucune chèvre et encore moins de canadien. J'ai tenté de savoir pourquoi ce sandwich portait ce nom mais la seule personne qui semblait pouvoir me répondre avait un accent tellement prononcé que je n'ai rien compris de sa réponse. Je vais tenter d'en savoir plus avant de quitter l'Uruguay (ou de pratiquer mon accent).
Ce sandwich est comme un gros hamburger qui contient une fine tranche de filet mignon, du bacon, du jambon, un oeuf cuit dur, du fromage mozzarella, des tomates, des olives et de la mayonnaise. Le tout servi avec une bonne portion de frites. Après avoir mangé tout ça, on est prêt pour la sieste.
J'avoue avoir beaucoup profité de ce sandwich. J'ai mangé en moyenne un chivito par jour. je peux facilement les compter parce que j'ai sauté une journée et la journée d'après, j'en ai mangé deux. C'est peut-être de l'excès mais au moins tu peux être certaine que je mange et que je mange bien. Ça me semble beaucoup de préparation mais c'est tellement bon. Je tenterai de nous en cuisiner un en revenant.
10. Promenade en Montevideo
Le matin suivant, les clés de l'appartement en main, je parti à la découverte de cette ville. J'étais tout près du centre. Après avoir étudié rapidement la carte de Montevideo, je parti à pied. Cette ville possède plus d'un million d'habitants et s'étend sur plusieurs kilomètres. Rassure-toi, je n'ai pas eu à marcher bien longtemps. Tous les points d'intérêts sont concentrés autour du centre il est donc facile de se promener sans s'égarer.
Les bâtiments sont très vieux mais la majorité sont bien entretenus. Le style est essentiellement européen avec les portes très hautes, les bords de fenêtres fleuris, les trottoirs pavés, les petits restaurants de quartiers, les trois MacDonald, les kiosques à journaux, les cafés, quelques terrasses et une quantité incroyable de buveurs de maté.
Le maté est comme une sorte de thé qu'on boit dans une petite tasse ronde avec une paille en métal. On rempli le contenant de feuilles broyées et on y verse l'eau chaude qu'on traine dans un gros thermos. Il est important de ne pas le brasser pour que les feuilles s'infusent du haut vers le bas. J'aimerais bien apprécier ce breuvage mais je préférerais le boire froid et ne pas avoir à trainer ce gros thermos. Il n'y a pas de bar à maté. Les gens le boivent toute la journée, dans la rue ou dans les parcs. C'est impressionnant de voir à quel point cette tradition est bien ancrée dans la culture. Le thermos sous le bras, la langue brûlée plusieurs fois, j'imagine qu'il doit avoir une période d'adaptation. Mais le plus simple serait d'aller au Paraguay ou on le boit froid avec des zestes d'orange. Mais bon, une chose à la fois.
9. Le parque Rodó
Après avoir déposé mes bagages, ils m'invitèrent à faire la promenade afin de découvrir un peu mon nouveau quartier. Curieux de découvrir le parc Rodo devant l'appartement, je leur demanda jusqu'à quelle heure il était possible de s'y promener sans danger. À mon grand bonheur, j'appris que ce quartier était sans danger à toute heure du jour et de la nuit. Joie! Allons tous nous y promener.
Le parc est très joli. On y trouve un petit lac où dorment les canards, plusieurs petits chemins qui contournent les palmiers et les bosquets fleuris, une place centrale avec une fontaine et un kiosque où on peut y louer des pédalos en forme d'animaux variés. Celui qui me marqua le plus était en forme de singe. On aurait dit un film. Un artiste chilien avait peint chaque pédalo avec des motifs variés. Le tout était très coloré. Juste à côté il y avait une mini foire avec quelques manèges. On voyait la petite grande-roue de loin et encore là tout semblait sortir directement des années soixante-dix. J'eu la confirmation un peu plus tard que ce parc fêtait ses quarante ans. tout avait été bien entretenu, c'était comme un petit voyage dans le temps.
À ma grande joie (et celle de Popo) je découvris qu'en traversant le parc, on arrivait directement à une petite plage. Je pu enfin mettre mes pieds dans le sable. Que bueno (comme c'est bon). Contrairement à Buenos Aires, tout était très propre. Les gens en Uruguay sont très respectueux de la nature. Il y a plusieurs rues complètement recouvertes d'arbres, des jardins, des parcs et des places publiques. Peu de déchets trainent dans les rues, les voitures sont propres et les commerces très jolis. Il fait très bon s'y promener. De plus, je n'ai pas à me demander à chaque coins de rues si je vais me faire voler. Ça fait du bien. Tout le monde est très calme et plusieurs se saluent en se croisant. Belle ambiance.
8. Couchsurfing à Montevideo
Je me fis déposer devant le Théâtre Solis, au café où j'avais rendez-vous avec mes nouvelles hôtesses. Je pu déposer mon gros sac à l'intérieur et m'installer sur la jolie terrasse pour regarder les gens passer. Je me commanda une petite grosse bière et partagea un sandwich au jambon avec Popo. J'étais bien content d'être arrivé á Montevideo. Encore une fois, Popo engendra des conversations qui me permit de converser un peu. Il se trouva une amie qui était très contente de partager son repas avec lui. Tout le monde était heureux.
Je m'étais fait inviter, sur le site de couchsurfing, à m'installer dans l'appartement de deux coréennes. Une qui a grandi au Paraguay et l'autre, en Corée. Les deux s'étaient rencontrées à leur travail à l'ambassade de Corée à Montevideo. Il ne me fut pas difficile de les reconnaître à leur arrivée. Les deux étaient très gentilles. Nous avons donc partagé une petite grosse bière avant de regagner leur appartement. Ils firent la connaissance de Popo et étaient très contentes d'avoir un nouvel ami à quatre pattes.
La course en taxi vers leur appartement me donna un premier aperçu de la ville. Tout ressemblait un peu à Buenos Aires mais en plus petit avec une touche d'Amérique du sud en plus. Le taxi s'arrêta devant un grand parc. Je compris rendu là que mon nouveau chez-moi était très bien situé.
L'appartement comprenait une pièce centrale avec un espace pour manger, une grande porte patio donnant sur une petite terrasse, un divan-lit ouvert prêt à me recevoir et une cage qui abritait le nouvel ami de Popo, monsieur le hamster. Une porte donnait sur une cuisinette, une autre s'ouvrait sur une belle salle de bain bien propre et deux autres, sur les chambres des filles. L'appartement était bien décoré et sentait bon. J'allait y être bien confortable.
L'appartement comprenait une pièce centrale avec un espace pour manger, une grande porte patio donnant sur une petite terrasse, un divan-lit ouvert prêt à me recevoir et une cage qui abritait le nouvel ami de Popo, monsieur le hamster. Une porte donnait sur une cuisinette, une autre s'ouvrait sur une belle salle de bain bien propre et deux autres, sur les chambres des filles. L'appartement était bien décoré et sentait bon. J'allait y être bien confortable.
7. Buquebus
Bonjour Grand-Maman. Alors voilà le temps venu de te raconter Montevideo. Premièrement, le voyage vers Montevideo commença avec le traversier nommé Buquebus. Un gros bateau sur lequel embarquaient gens et autos. C'était comme aller en avion. J'avais déjà acheté mon billet. Il me restait à aller m'enregistrer, passer mes bagages dans la machine à rayon-X, passer la douane et embarquer dans le bateau. Je me demandais bien comment allait être reçu Popo. Ce fut beaucoup plus facile que prévu. Popo était bien installé dans mon sac à dos. L'homme à la douane regarda mon passeport et me souhaita un bon séjour en Uruguay. Popo venait de passer inaperçu. Merveilleux.
Rendu dans le bateau, il pris place sur le banc à côté de moi jusqu'à ce qu'une agente me demande ce que je faisais avec un chien. Je compris plus tard en voyant les cages se faire charger que les chiens devaient voyager en cage. Je m'excusa, le remis dans son sac et le déposa à mes pieds. L'agente ne sachant pas quoi dire inventa un règlement qui me permis de garder Popo avec moi. Popo ne jappait pas cette journée là, gloire à Dieu au plus haut des cieux.
La traversée dura 2 heures et tout se passa très bien. Anecdote du traversier, pour garder l'endroit propre, chacun était prié de mettre les pieds dans ce qui ressemblait à une grosse boîte de papier mouchoir. En appuyant sur le fond de la boîte, une sorte de casque de bain se refermait sur notre soulier. Nous pouvions donc nous promener sans salir le plancher. C'était un peu étrange mais très efficace
À la sortie du bateau, un homme vérifia les papiers de Popo pour s'assurer qu'ils étaient en règle. Il m'expliqua que la prochaine fois, je devais avoir un papier plus récent. Pas certain d'avoir tout compris, je le remercia de m'en informer et procéda vers la sortie pour y prendre un taxi. Une grande file s'étirait tout le long du bâtiment. Je compris rapidement que c'était la file pour les taxi. Je me mis en place, déposa le sac de Popo et attendis 30 secondes que quelqu'un passe un commentaire. Popo, dans son sac, était accoté sur ma grosse valise et regardait calmement les gens passer. Comme de fait, une femme devant moi, surprise de le remarquer, commença à me parler. Je pu donc m'informer sur le fonctionnement des taxi.
Après peu de temps, voyant que je n'allais pas trop loin, elle m'invita à partager son taxi m'expliquant qu'elle pouvait facilement me déposer sur son chemin. Ce fut mon premier contact en Uruguay. Elle était très gentille. Elle m'informa qu'il était mieux de ne pas se promener dans la vieille ville après cinq heure. Tous les bureaux fermés, le lieu devenait le terrain de jeu des petits voleurs. Je la remercia de ce précieux conseil.
mardi 12 novembre 2013
6. Buenos Aires
La ville est encore aussi belle. Plus encore. C'est ma troisième fois. Je connais maintenant les quartiers, j'ai une image plus claire de cette ville, je suis en train de finir un casse-tête et j'aime l'image qui apparaît. J'ai marché beaucoup. j'ai délaissé le centre pour découvrir Palermo, qui serait comme l'équivalent du Plateau Mont-Royal à Montréal mais en dix fois plus gros. Ça fait beaucoup de belles rues à traverser et il y a beaucoup d'arbres, c'est agréable.
Tu sais que pendant que tu montes le chauffage, moi j'ouvre les fenêtres. Ici c'est le printemps alors j'ai le soleil, les oiseaux et les arbres en fleur. Je suis allé au jardin botanique, au parc du lac Palermo qui ressemble un peut au parc Lafontaine. Juste à côté il y a le jardin japonais et de l'autre côté, le planétarium et le zoo. Il y a donc de grands espaces verts au grand bonheur de Popo.
Tu sais que pendant que tu montes le chauffage, moi j'ouvre les fenêtres. Ici c'est le printemps alors j'ai le soleil, les oiseaux et les arbres en fleur. Je suis allé au jardin botanique, au parc du lac Palermo qui ressemble un peut au parc Lafontaine. Juste à côté il y a le jardin japonais et de l'autre côté, le planétarium et le zoo. Il y a donc de grands espaces verts au grand bonheur de Popo.
Cette fois ci, je m'étais donné un objectif clair et simple. Finir par enfin aller visiter le cimetière où est enterré la grande Évita (et un certain docteur dont je ne me rappelle plus le nom). Je ne connais pas plus que ça la grande Évita mais le cimetière a une grande renommée alors je voulais aller voir ça. Veni vidi vici. Je suis venu, j'ai vu et j'ai vaincu la horde de touristes qui encerclaient la tombe en question. J'ai pu saluer le père d'Alexandra enterré juste en face.
Le cimetière est très beau. Rien comme les cimetières qu'on connait. C'est un petit village de temples dédiés à des familles. Plein d'ornements, certains abandonnés, certains remplis de plantes qui s'y sont incrustées durant les années, d'autres tout brillant, de pierre, de marbre, orné de métal, de petits anges, de coupoles, de pignons et de croix. Tous possèdent une porte en façade qui s'ouvre sur un petit espace ou sont installé des statues, des fleurs, un hôtel. Et à l'intérieur sur le plancher, une grille donne sur un échelle qui descend dans la petite cave où on sont installés les cercueils. Certaines portes sont en verre, d'autres sont en pierre. C'est comme visiter un petit village rempli d'église miniature. J'étais bien content d'y être allé.
Je viens d'acheter mon billet pour le traversier. Je pars dans deux jours pour Montevidéo. Je serais bien resté ici, mais je sais que d'autres choses m'attendent en Uruguay. Mon voyage c'est un peu m'en aller quand je me sens installé. Aller trouver ailleurs des choses auxquelles j'aurais pas pensé. C'est ce que je voulais, c'est ce que j'ai. Jusqu'à date, je suis loin de le regretter. Sur ce, j'vais aller me coucher, on se revoit en Uruguay. Bon voyage!
5. Alexandra Melo
Le taxi me débarque au coin des rues Paraguay et Pueirredon devant la porte à l'adresse que je lui avait indiquée. Je sonne, Alexandra descend m'ouvrir et m'amène chez elle. On prend un petit ascenseur avec les valises, la cage de Popo et Popo bien entendu. C'est un édifice très étroit qui ne possède qu'un appartement par étage. Nous montons au dernier, il y a 13 étages. Elle a un très joli appartement avec une grande terrasse remplie d'arbustes et de plantes. la terrasse est tellement grande que Popo peut y faire pipi. C'est génial.
L'appartement est très bien situé avec pleins de services tout autour. Il est à la limite de Palermo (le cartier des cafés) et de Récoleta (celui du cimetière). Alexandra est une fille très intéressante. Elle a beaucoup voyagé. Son père était diplomate, elle a donc changé de pays tous les 3 ans. Elle a plein d'histoires à raconter et plein de gens à présenter. Sa mère est française, Alexandra parle le français depuis toujours. C'est pratique de parler français à la maison.
Elle m'a donc emmené avec elle à différents endroits, m'a conseillé des lieux pour me promener et m'a présenté des amis qui m'ont tout de suite accueilli. Les premières journées ont passé très vite. Je me suis rapidement habitué à la sieste d'après-midi. En soupant à minuit, il faut compenser quelque part. Voilà la solution. J'ai donc pu prendre le temps d'arriver, de sortir et de me reposer.
4. L'avion
Après un vol de 10h jusqu'à Santiago au Chili, un escale de 2h et un vol de 5h jusqu'à Buenos Aires, j'étais content d'être arrivé. Encore une fois, l'arrivée à Buenos Aires se passe sans que je m'en rende compte. On récupère les bagages, on fait étamper le passeport et on sort dehors. Ça va très vite.
J'suis donc sorti avec Popo qui était TRRRRRRÈS content d'être arrivé. Il chantait de très belles chansons. J'ai pris un banc à côté de la porte pour fumer une cigarette. J'ai pu prendre le temps de regarder autour de moi. J'étais content de reconnaître l'endroit. Je voulais voir comment étaient distribué les taxis. La dernière fois, j'avais pris une voiture près de la porte qui m'emmena directement à l'hôtel. Mais il y a des taxis officiels. Pour ces taxis, on doit payer à l'intérieur avant de sortir. Une dame à côté de moi me suggéra fortement d'utiliser ce service en me disant que les autres n'étaient pas fiables. J'ai hâte d'arriver à destination, j'entre donc acheter mon billet de taxi officiel.
Au stand de taxi officiel, devant moi au comptoir, un américain payait son billet. La conversation entre lui et la dame au comptoir était en anglais, tout était fait sur un ton agréable avec quelques rires. Il lui demanda quel était le mot pour "merci" en espagnol, elle lui apprit le mot "gracias". Il était bien heureux de l'utiliser. Ça sentait les vacances. Rendu à moi, elle m'accueille en anglais et je lui passe ma commande en espagnol. Elle me dit : "Ah! Vous parlez espagnol!" J'ai senti une petite fierté monter.
Un garçon m'a accompagné jusqu'à mon chauffeur. Ce dernier m'aida à mettre mes sacs dans le coffre d'une mini camionnette européenne bien propre. Nous en avons pour presque une heure avant d'arriver à destination. Je décide donc de mettre en pratique ce que l'ami Mayco m'a montré. À Buenos Aires, pour établir un lien avec le chauffeur, la seule chose à faire est de lui demander comment est la soirée. En espagnol ça sonne comme : "Hola Sinor, como esta la noche?". Et pis là ça part. C'est important parce que pendant qu'il te parle, il ne pense pas à faire des détours pour faire monter le prix. Pis la route passe plus vite, pis t'apprends des choses, les chauffeurs de taxi sont tous un peu philosophes. Le chauffeur était très gentil, j'ai eu une course très agréable. Prochaine station : Alexandra Melo, hôtesse couchsurfing.
3. Popo à Toronto
L'avion touche la piste à Toronto. J'en ai pour 5 heures à attendre. Juste assez de temps pour tester le système de récupération des bagages spéciaux. C'est à dire, sortir Popo du garage. J'ai commencé à poser la question dans l'avion avant d'atterrir. On m'a référé au comptoir du service à la clientèle de Air Canada à l'aéroport. Je finis par trouver le comptoir et je me mets en file.
J'en avais pour longtemps à attendre en file. Un peu en arrière de moi, une fille dans la file semblait porter un uniforme de Air Canada. Elle venait de finir son chiffre et avait pas encore enlevé son uniforme. Je lui fit regretter son oubli en lui posant ma question. Elle me répondit clairement en m'indiquant un raccourci pour me rendre à la bonne personne. C'était au bout d'un très long corridor. Rendu à destination, j'ai trouvé un monsieur et une dame qui m'ont répondu. Ils m'ont dit où aller récupérer le chien. Je comprenais très mal ses indications je lui demanda de m'écrire les deux endroits où je devais aller. Go.
J'avais aucune idée où je m'en allais. L'erreur pouvait être grande car les corridors étaient longs. Je dois te dire que je n'étais pas trop stressé, j'avais 2h pour trouver Popo. En chemin, je demanda à une dame à un comptoir de m'éclairer sur le chemin à prendre. Elle me répondit en français et m'accompagna jusqu'à Popo puis jusqu'au petit parc à chien aménagé par l'aéroport.
J'ajouterai que plus tard, elle m'a aussi indiqué où acheter des cigarettes mais c'est une autre histoire. Nous avons donc pu jouer à la balle dans le parc et fumer quelques cigarettes au vent froid avant de retourner prendre notre vol.
J'ajouterai que plus tard, elle m'a aussi indiqué où acheter des cigarettes mais c'est une autre histoire. Nous avons donc pu jouer à la balle dans le parc et fumer quelques cigarettes au vent froid avant de retourner prendre notre vol.
2. Popo dynamite
Comme tu sais, maman est venue me reconduire à l'aéroport. Cette fois ci, tout roulait bien. Nous avions le temps de bien faire toutes les choses et même d'aller prendre un café en attendant. Popo a eu la permission de partir avec tous ses jouets mais je dois préciser qu'il n'est pas parti sans éclats. À la dernière inspection avant de disparaître sur le tapis roulant, Popo testa positif au test d'explosifs. Il aurait manipulé des bâtons de dynamite en cachette dans sa cage. L'homme à l'inspection a aussi pris soin de rajouter que la substance repérée dans la cage de Popo pouvait aussi se trouver dans du parfum. J'ai apprécié qu'il me mette au courant que c'était aussi une possibilité. Je lui ai donc précisé que la cage avait passé 6 mois à côté de plusieurs gallons de peinture. Aaaah ah! Familiprix. C'était réglé.
Ce petit moment me rendit un peu nerveux mais en échange, l'homme responsable de la sécurité m'emmena tout en avant de la file, directement à l'inspection des valises, me fit passer dans le scanner et fouilla mon petit sac. Tous mes bagages étaient bien en ordre et l'homme qui m'accompagnait était très gentil et de bonne humeur. Je peux donc en conclure que l'alerte à la dynamite de Popo se transforma en service VIP! J'étais donc, en 3 minutes, rendu de l'autre côté. Reste juste à me rendre à ma porte. J'aime bien mieux tester positif à la dynamite que de devoir partir à toute vitesse au centre d'achat en taxi pour acheter une cage à chien avant que mon avion décole. Voilà. Prochain arrêt, Toronto.
1. J'ai mon Uruguay
Hola Abuelita! Como estas? Alors, encore une fois je t'écris de loin, du plus loin que je suis jamais allé. Le voyage ne fait que commencer et je trouve que le temps passe déjà trop rapidement. Il y a quelques jours que je suis arrivé, je ne t'ai pas encore écrit mais pourtant beaucoup d'aventures me sont arrivées déjà mais rassure-toi, ce ne sont que de belles aventures. Alors, par où commencer? Par le commencement.
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