J'avais vu quelques photos de la place. À première vue, ça me semblait un village très joli. Les maisons étaient de toutes les couleurs, les petits jardins bien aménagés, partout de grandes fenêtres pour regarder la mer, des rues en sable compacté, des chemins, des sentiers et beaucoup de végétation.
Punta Del Diablo possède 835 habitants. Ici, il n'y a pas de MacDonald ni de Cosco. Il y a une petite épicerie, un minuscule centre commercial que je n'ai pas encore vu, quelques resto ouverts en haute saison et aucun guichet automatique. L'endroit le plus proche pour aller chercher de l'argent est Chui, la ville frontière avec le Brésil. L'endroit est donc très calme, très propre, idéal pour les vacances.
On m'a rapidement expliqué que tout changeait en Janvier. Les Brésiliens et les Argentins débarquaient par millier et envahissaient tout ce qui pouvait se faire envahir. Les prix étaient multipliés par trois et les heures de sommeil divisées par trois. J'ai des images de Mancora, au Péru, là où j'ai passé le nouvel an, lorsque les vacanciers débarquent et que les rues se remplissent. Je m'imagine Punta Del Diablo se transformer et je suis bien heureux d'avoir connu la place avant que la folie débarque.