Bien que Montevideo soit sur le bord de l'eau, ce n'est pas tout à fait la mer. L'eau qui y coule est celle de la rivière qui sépare l'Argentine de l'Uruguay. Elle est donc plus froide, moins claire et il y a moins de vague. Montevideo n'a pas l'ambiance des petits villages où ça sent le poisson et la planche de surf. Je dois donc quitter la ville. Si je me dirige vers le sud-ouest, je rencontre Colonia qui est un petit village tranquille connu pour son histoire et son architecture. Mais c'est de l'autre côté que se trouve l'océan Atlantique, c'est de ce côté que je veux aller.
La côte est remplie de petits villages où il fait bon (à ce qu'on me dit) de ne rien faire. Il y a la ville de Punta Del Este qui est comme le Miami ou le Monaco de l'Amérique du sud. À la haute saison (Janvier) tous les riches, les vedettes et les vendeurs de condos se rendent à Punta Del Este pour faire la belle vie. On m'a dit que c'était le secret bien garder des brésiliens. Les gros yacht s'installent dans la marina, les femmes de ménage préparent les condos et le casino change ses jeux de cartes. C'est un bon exemple d'une ville qui fait son chiffre d'affaire de l'année sur une très courte période.
Il y a aussi Cabo Polonio, petit village sur le bord de la plage où il n'y a pas d'électricité ni de signal sur le cellulaire. La nuit, le village n'est éclairé que par la lune et les étoiles. On dit que Cabo Colonio est sur une autre planète. J'ai bien hâte de voir ça. Comme je veux tout voir, je me dirigerai donc vers le dernier village avant la frontière du Brésil puis je reviendrai tranquillement en passant de plage en plage.
Le dernier village avant la frontière du Brésil se nomme Punta Del Diablo et est connu pour la qualité de ses vagues ce qui donne du très bon surf. Pour me rendre à Punta Del Diablo, je dois emprunter un bus. L'option de faire du pouce m'est passé par la tête. Je me suis informé et la critique est unanime. Il est tout à fait sécuritaire de faire du pouce en Uruguay. Le problème est qu'il ne passe que très peu de voitures. Le risque est donc de passer la nuit avec le pouce en l'air. Voilà pourquoi j'ai choisi l'option autobus.
Le problème qui survient habituellement avec l'autobus est la présence de Popo. J'ai donc trouvé quelqu'un à Montevideo qui a été capable de modifier le sac dans lequel je traîne Popo. Il a ajouté des côtés avec un matériel qui permet à Popo, de l'intérieur du sac, de respirer, de voir et aussi d'être caché. Le résultat semble bien marcher.